Loisirs
Les responsabilités municipales en infrastructures
Au Québec, les municipalités ont le devoir et l'obligation de s'assurer que les équipements et les infrastructures qui servent à offrir les services à la population sont disponibles, dans un état acceptable et font l'objet de programmes d'entretien, de mise à niveau et de rénovation, le cas échéant.
Cette obligation est davantage morale que légale, en ce sens qu'il n'existe pas de processus continu pour permettre de réaliser cet objectif de société. Qu'on parle du réseau routier urbain ou local, du système de distribution de l'eau potable (aqueduc, usine de filtration, etc.), du réseau d'égout et du système de traitement des eaux usées, des bâtiments municipaux pour l'administration, les services de protection contre l'incendie, les travaux publics, les loisirs (arénas, bibliothèques, centres communautaires, etc.), la municipalité doit donc prévoir pour chacune de ces activités un programme d'entretien et de maintien de la qualité.
Les municipalités québécoises accusent un retard important
Bien souvent, les règlements et les lois qui régissent certains de ces services, comme l'eau potable et le traitement des eaux usées par exemple, font en sorte que les normes imposées ou encore la mise à niveau des équipements nécessiteront des investissements sur plusieurs années, qu'on peut facilement planifier en tenant compte des programmes d'aide disponibles.
Mais c'est au niveau du réseau routier que la problématique est plus grande. Comme il n'existe pas à proprement dit de guide universel d'entretien du réseau routier local et que les rigueurs de l'hiver et les affres du dégel du printemps sont souvent des éléments majeurs de la détérioration des infrastructures, il est difficile de prévoir de façon efficace, localement, combien on devra consacrer annuellement à ce chapitre.
Un déficit caché qu'il faut combler
Selon la Coalition pour le renouvellement des infrastructures du Québec, les municipalités québécoises accusent un retard important dans les investissements au chapitre des infrastructures. On considère qu'il faudrait au moins 1,1 MM$ par année pendant les 15 prochaines années pour effectuer le rattrapage dans ce domaine. Pour l'instant, on est encore loin de ce niveau d'investissements.
Les annonces récentes de la contribution du gouvernement fédéral pour le financement des infrastructures de même que la confirmation d'enveloppes budgétaires à long terme pour les programmes québécois existants, réjouissent le monde municipal. En effet, ce qu'il convient d'appeler le «déficit caché» qui, depuis une génération, menace directement notre productivité et notre niveau de vie, « est donc en voie d'être maîtrisé et, espérons-le, comblé dans les 15 prochaines années. Il faut s'en féliciter collectivement, pour nous bien sûr, mais surtout pour les générations qui nous suivent et auxquelles nous ne saurions laisser en héritage un tel déficit », estime la Coalition.
Source : Magazine QUORUM
La magazine QUORUM est publié par la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM)

